Episode 1 / Identité - Story - Partie 3

Chapitre 3

Brennan se retourna lentement afin de voir le serpent. Lentement, Booth la tira vers lui.

Booth : Bones, donnez moi votre sac.

Elle le lui tendit. Il fouilla un peu dedans et demanda où était son canif.

Brennan : comment savez-vous que j'ai un canif ?

Booth : vous pensiez que je ne vous avais pas vue tout à l'heure ? Quand je vous ai dit de rester en retrait vous avez sorti un canif.

Brennan : pourquoi vous n'utilisez pas votre arme ?

Booth : le chargeur est presque vide, et croyez moi il y a pire que les cobras. Alors, vous me donnez votre canif ?

Brennan sortit doucement le canif de sa poche arrière. Booth se saisit alors de la lame de la main gauche et prit le sac de la main droite. D'un habile coup de sac il avait assommé le serpent ; et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'avait transpercé avec le couteau.

Brennan : wow Booth ! Où avez-vous appris à faire ça ?

Booth : au moyen-orient. Maintenant, tâchons de trouver comment sortir d'ici.

Booth et Brennan marchaient côte à côte lentement afin de ne pas se faire trop remarquer d'éventuels autres serpents. Lorsque le feuillage d'une allée de bambous et autres plantes asiatiques devint trop épais, Booth pris la main de Brennan, afin de ne pas la perdre. Instinctivement, celle-ci la serra. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.

« Cette serre est immense » pensa-t-elle. Enfin, Booth s'arrêta sous une petite verrière. Il n'y avait pas d'arbres, pas de plantes. Elle semblait presque se détacher du reste de la serre. Brennan distingua une silhouette avachie sur le sol.

Brennan : Pst, Booth !

Booth : qu'est-ce qu'il y a Bones ?

Brennan : il y a quelqu'un par terre contre le mur. Je crois que c'est Michael Kent.

Booth avança prudemment. Il ne voulait pas avoir affaire à d'autres serpents, ni mettre Brennan en danger. Il se baissa et confirma l'identité du garçon. Il plaça sa main dans son cou.

Booth : son pouls est faible.

Brennan : depuis combien de temps peut-il être là ?

Booth : à en juger par son odeur et son look débraillé, je dirais plusieurs jours.

Il secoua le jeune homme pour le réveiller, mais rien n'y fit. Il se concentra alors sur une petite marque sur son bras : il avait une morsure de serpent.

Brennan : oh mon dieu !

Booth : pas le moment de plaisanter avec dieu Bones.

Brennan, vexée : je ne plaisante pas.

Ils adossèrent Michael contre le mur, et tentèrent à nouveau de le réveiller. C'était peine perdue.

Booth : on devrait vérifier son pouls à intervalles réguliers. Et si il ralentit, il faudra trouver quoi faire. Vous n'avez pas une idée ?

Brennan : vous savez je ne traite qu'avec des morts. Vous-même m'avez dit une fois qu'il valait mieux que je me tienne à l'écart des vivants.

Booth : je blagais Bones.

Ils s'assirent à leur tour contre le mur, côte à côte. L'atmosphère se rafraîchissait à vue d'½il. Booth observait Brennan attentivement. Celle-ci tentait de se détendre, de ne plus penser aux serpents. Elle frissonnait presque à l'idée de mourir dans cette serre, entourée de serpents, et peut-être tuée par ces mêmes serpents. Booth remarqua son apparente anxiété et tenta de la réconforter.

Booth : faut pas vous en faire Bones. Tenez, la dernière fois, on vous a trouvée alors que vous étiez enterrée vivante dans votre voiture dans une carrière. Là ils savent où nous sommes allés. Il n'y a pas de raison d'avoir peur. A part ces quelques serpents, c'est vrai, mais je peux leur régler leur compte assez facilement.

Brennan, peut-être trop fière pour se montrer faible, même devant son partenaire et ami, répondit fièrement : je n'ai pas peur, j'ai froid. Réponse stupide, pensa-t-elle, puisque Booth avait le champ libre pour toutes sortes de clichés typiques de son comportement de joli c½ur. Mais après tout, était-ce vraiment un problème ?

Comme elle s'y attendait, Booth retira sa veste et la lui mit sur les épaules.

Booth surprit un petit sourire entendu et la questionna.

Booth : qu'est-ce qui vous fait rire ?

Brennan : rien.

Booth : si, dites moi. On est coincé ici, vous pouvez me le dire, je ne vous lâcherai pas !

Brennan : d'accord, d'accord...je ris parce que ce que vous venez de faire est typique de vous

Booth : typique de moi ? Je suis prévisible vous voulez dire ?

Brennan : voyons, ne vous vexez pas. Mais secourir la demoiselle en détresse faite partie de vos schémas.

Booth : et c'est aussi typiquement vous de tout analyser, même de simples gestes affectifs.

La mine renfrognée, il se tourna un peu.

Brennan se remit à errer dans ses pensées. Pourquoi devait-elle toujours réagir comme une idiote de scientifique ? Quoi qu'être idiote et scientifique en même temps soit assez paradoxal. Zut, elle recommençait.

De son côté Booth aussi réfléchissait. Etait-il si prévisible ? Était-il si inapte à cacher ses sentiments que Brennan pouvait facilement deviner ce qu'il allait dire ou faire, ou même penser ?

Au labo, Angela et Hodgins sortaient débraillés d'un placard à balais.

Hodgins : on aura bientôt essayé toutes les pièces de l'institut.

Angela, malicieuse : oh il reste bien quelques bureaux vides à cette heure tardive...

Hodgins : tout à l'heure. Je meurs de faim, et le numéro de téléphone du traiteur chinois n'est qu'à 2 secondes de mes doigts.

Angela : je vais voir si Brennan est rentrée. Elle devait finir un chapitre après le boulot.

Quelques minutes plus tard.

Angela : elle n'est pas là. Peut-être en escapade avec Booth qui sait, ça lui ferait du bien !

Hodgins : ou en train de dormir. Elle avait l'air éreintée ce matin. Ce soir, traiteur pour deux alors.

Angela : dans le bureau du troisième...

Dans la serre.

Brennan se décida à parler.

Brennan : Booth ? Vous dormez ?

Booth, boudeur : non. Je surveille le coin. Je n'ai pas trop envie que vous vous fassiez bouffer.

Brennan : je suis désolée de vous avoir vexé.

Booth : vous m'avez pas vexé vous...laissez tomber. Je devrais avoir l'habitude.

Alors qu'elle allait répondre, Booth dégaina son arme et explosa un autre serpent.

Booth : ce truc vous crache dessus et vous mourrez dans la minute.

Brennan lui sourit, et il lui rendit son sourire.

Booth : essayez de dormir un peu Bones, il est maintenant évident que personne ne viendra avant demain matin. Je vais monter la garde.

Le lendemain matin, 7h30, au Jeffersonian, le Dr Saroyan était venue de bonne heure pour finir la paperasse commencée la veille. Le téléphone sonna.

Cam : Dr Saroyan.

Rebecca : Bonjour, est-ce que l'agent Booth est ici ?

Cam : non, je pense qu'il doit être...

Rebecca, le coupant : il devait passer prendre son fils ce matin et l'amener à la gare. Son téléphone ne répond pas, ni son portable. J'ai appelé son bureau et ils m'ont dit de téléphoner ici.

Cam : écoutez, je ne sais pas où il peut être, je vais chercher de mon côté, et je lui dirai que vous avez appelé. Au revoir.

Elle raccrocha en murmurant « Seeley, Seeley...dans quoi t'es-tu encore fourré ? »

Elle décrocha à nouveau le téléphone pour téléphoner chez Booth. Pas de réponse. Idem chez Temperance Brennan. « Tiens tiens, se dit-elle, ni l'un ni l'autre ne sont chez eux... ». Malgré tout, Camille se dit qu'elle allait attendre un peu.

De nouveau dans la serre.

Booth veillait, épuisé. Brennan, elle, dormait profondément, la tête contre l'épaule de Booth. Puis elle se réveilla en sursaut.

Booth : un cauchemar Bones ?

Brennan : je vous ai dit que ça n'arrêtait pas en ce moment.

Booth : je vois ça. Ah bah bravo, vous avez bavé sur ma chemise.

Brennan, un peu gênée, s'essuya le coin de la bouche. « Désolée Booth ».

Booth, malicieux : ma chemise préférée tapissée de bave d'anthropologue.

Brennan : au moins ça ira avec la tache de ketchup.

Booth : quelle tache de ketchup ?

Brennan : celle là, sur la poche. Vous mangez comme un cochon !

Booth : et vous vous ronflez !

Ils étaient maintenant morts de rire, se taquinant à qui mieux mieux. Après quelques autres plaisanteries, Brennan regarda sa montre : 8h45.

Booth : ne vous en faites pas Bones, ils vont venir.

Brennan : comment faites vous pour être si optimiste ?

Booth : parce que moi je viendrais même si vous n'aviez que 15 minutes de retard.

Aïe, se dit-il. Qu'est-ce que j'ai encore dit ?

Booth : enfin, euh, je veux dire c'est que Angela ou Hodgins ou n'importe qui du labo vont bien se rendre compte que vous n'êtes pas là. Le FBI sait où je suis, et ils savent que vous êtes avec moi, il n'y a pas de souci à se faire.

Ouf, il s'était bien rattrapé.

Brennan : vous vous inquiéteriez si j'avais 15 minutes de retard ?

Booth : Bones, je prenais un exemple....

Brennan, songeuse : oui, bien sûr.

Au labo, tout le monde commençait à se demander ce que faisait le Dr Brennan. Il n'était pas dans ses habitudes d'arriver en retard, et en plus l'agent Booth lui aussi était introuvable.

Dans la serre, le soleil commençait à pénétrer dans la pièce par la verrière. Brennan alla de nouveau contrôler le pouls du jeune homme, qui était toujours inconscient. Son état semblait stable. De retour auprès de Booth, elle trouva que ce dernier tremblait légèrement.

Brennan : Booth ? Ça va ?

Booth : oui, ça va très bien pourquoi ?

Brennan : votre jambe droite tremble. Faites moi voir.

Booth : laissez Bones, ça arrive quelques fois, un éclat de bombe il y a quelques années.

Brennan : laissez moi voir ! Vous n'avez pas l'air dans votre assiette, et vous transpirez...

Elle ne le laissa pas répondre et remonta son pantalon. Son regard, si plein d'entrain quelques minutes plus tôt, se mua en une expression d'inquiétude extrême.

Une large morsure était visible, et la plaie avait pris une mauvaise couleur bleuâtre.

Elle regarda Booth, qui comprit qu'il ne s'agissait probablement pas d'un simple réflexe nerveux.

# Posté le lundi 17 septembre 2007 05:32

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 16:37

Episode 1 / Identité - Story - Partie 4 / 4

Mais au fond il le savait. Malgré une lutte acharnée pour ne pas sombrer, il avait bien dû s'endormir quelques minutes. Et puis la fatigue associée au stress auront endormi la douleur.

Booth : qu'est-ce qu'il y a Bones ?

Brennan : vous avez été mordu. Ça n'a pas l'air très bon. Vous ne vous êtes rendu compte de rien ?

Booth : allons, ça doit pas être si terrible. De toute façon les secours seront bientôt là.

Brennan avait vraiment une expression grave. Elle se mit à fouiller dans son sac pour trouver quelque chose d'utile, même un semblant de désinfectant. Elle sortit une petite pochette et s'apprêtait à l'appliquer sur la blessure de booth.

Booth : oh là ! Qu'est-ce que vous fabriquez ?

Brennan : lingette démaquillante. Ça nettoiera un peu votre blessure.

Booth : euh...ça va piquer ?

Brennan, souriant : ne faites pas votre chochotte.

Elle l'appliqua sur la morsure et Booth grimaça.

Booth : je ne suis pas une chochotte.

Il essaya de se lever mais dérapa. Brennan le rattrapa tant bien que mal.

Booth : ça ira Bones.

Au labo, Angela et les autres étaient sur le pied de guerre. 8h59. 9h00.

Angela se mit à crier : c'est officiel ! Allez Cam dites au FBI d'aller voir chez le cinglé des serpents !

Elle décrocha le téléphone et mit les ordres d'Angela à exécution.

Dans la serre, Brennan avait toujours en tête de trouver quelque chose pour aider son partenaire. Elle fouilla alors les poches de Michael, toujours inconscient, et y trouva une bouteille de Whisky. Elle la tendit à Booth.

Brennan : bon, je crois que vous devriez prendre ça, ça fera passer la douleur.

Booth, fièrement : Bones j'ai pas mal.

Brennan lui mit la bouteille dans la main, et il décida finalement d'en boire.

Quelques minutes plus tard, le niveau d'alcool dans le flacon avait fortement diminué et Booth délirait, totalement saoul.

Brennan : Booth ! Vous êtes saoul !

Booth : nan Bones, je me soigne, c'est vous qui m'avez donné la bouteille. Oh oh...

Brennan : Qu'est-ce qu'il se passe ?

Booth : je sens plus mes jambes. Mon bras gauche non plus. Ah ah ah

Brennan, paniquant : cessez de rire et faites moi voir.

Booth : non.

Brennan, voyant bien qu'il ne lutterait pas tellement il était imbibé d'alcool, le gifla pour lui remettre les idées en place.

Booth : Aïe ! Vous êtes dingue ou quoi ?... Vous savez quoi ....

Brennan, quelque peu blasée : quoi donc ?

Elle s'affairait pour essayer de faire réagir ses jambes et son bras, sans succès.

Booth, à l'ouest : ...c'est pour ça que je vous aime.

Elle s'arrêta net, pétrifiée, tandis que Booth perdait connaissance. Elle ne bougea pas pendant les 60 secondes suivantes, muette. Puis une équipe du FBI fit irruption, ils venaient les sauver.

Agent Murphy : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Brennan : on nous a enfermé ici avec des serpents et Booth s'est fait mordre. Il ne sent plus ses jambes, ni son bras gauche et vient de perdre connaissance.

L'agent Murphy appela une équipe médicale dans son talkie-walkie. Brennan, elle, mit de côté le trouble qu'elle ressentait suite à la déclaration de Booth ; elle se focalisait sur le temps interminable que mettait l'équipe de secours à arriver.

Brennan : Dépêchez vous ! Allez !

Elle monta dans l'ambulance avec Booth, qui était étendu sur un brancard.

Plus tard, dans le hall de l'hôpital, Brennan était assise sur une chaise dans le couloir. Le regard dans le vague, elle semblait ailleurs, triturant le petit cochon « jasper » que Booth lui avait offert. Angela vint s'asseoir à côté d'elle.

Angela : comment tu te sens ?

Brennan, mettant du temps à répondre : je...je suis encore en état de choc je crois.

Angela : il y a de quoi ! Enfermés avec des serpents pendant presque 1 journée entière, et la nuit en plus ! Brrr je ne suis pas sûre que j'aurais survécu à ça...

Brennan : non les serpents ça va...

Angela : ah c'est Booth qui t'inquiète...tu sais c'est un homme solide, il s'en remettra vite.

Brennan ne répondit pas, trop absorbée par ses pensées. Il l'avait dit. Elle n'avait pas rêvé. Et si il ne le pensait pas ? Et si l'alcool et/ou la fièvre lui avaient fait dire n'importe quoi ?

Angela interrompit le flot de pensées qui s'agitaient dans sa tête.

Angela : dis...il s'est passé quoi exactement ?

Brennan : rien...il montait la garde pendant que je dormais, il s'est assoupi et s'est fait mordre.

Angela : je veux dire, il s'est passé quoi d'autre ?

Brennan : Que veux-tu qu'il se soit passé Angie ?

Angela n'eut pas le temps de répondre, le médecin qui soignait Booth arrivait avec des nouvelles.

Dr Montgomery : Son état est stable. On a réussi à se débarrasser du poison. Actuellement, il est encore endormi, mais vous pouvez aller le voir, il ne devrait pas tarder à se réveiller.

Brennan : merci docteur.

Elle alla dans la chambre de Booth, paisiblement endormi. Elle s'appuya sur le bord du lit et, éreintée, s'endormit à son tour.

Plusieurs heures plus tard, Brennan se réveillait en sursaut.

Brennan : vous êtes réveillé !

Booth : c'est vous qui m'avez réveillé ! Vous parlez en dormant, c'est pas croyable.

Brennan : mais n'importe quoi ! Je ne parle pas en dormant, je le saurais quand même !

Booth : peut-être bien que ce sont vos ronflements alors ?

Brennan lui lança un regard noir pour plaisanter, puis se tut. Un grand silence s'installa. Brennan ne savait pas quoi faire. Lui dire quoi près tout ? Il y avait 2 possibilités : soit il était saoul et racontait n'importe quoi, soit il était saoul et ne racontait pas n'importe quoi. Ou 3ème option, bien plus terrifiante, il ne se rappelait de rien. Et c'était de loin ce qui l'inquiétait le plus, jamais elle ne pourrait évoquer elle-même ce sujet.

Booth parla le premier.

Booth : Bones, je suis désolé que vous m'ayez vu dans cet état...l'alcool ne me réussit pas vraiment.

Brennan : ce n'est pas grave.

Le silence réapparut.

Brennan décida alors d'aller faire un tour.

Brennan : je vais chercher à manger, vous voulez quoi ?

Booth : oh, n'importe quoi qui ne se trouve pas dans une barquette en plastique estampillée « hôpital ».

Elle sortit, à nouveau perdue dans ses pensées. Lorsqu'elle revint, Booth n'était plus là. Elle appela alors une infirmière.

Brennan : où est-il ? Pardon, l'occupant de la chambre 24 ?

L'infirmière Morgan : Ah, ce monsieur m'a dit de vous prévenir qu'il était allé faire un tour dans le parc de l'hôpital. Le médecin lui a déconseillé de sortir, mais je crois qu'il prévoit de quitter l'hôpital donc je vous conseille d'attendre, il va revenir bientôt.

A son retour dans la chambre, Booth la trouva vide, avec un sac de nourriture posé sur la commode... Cette petite balade lui avait rafraîchi les idées. Un peu déçu de l'absence de Brennan, il rangea rapidement ses affaires et alla signer les documents de sortie.

Dehors, le ciel s'était obscurci, la nuit était en train de tomber. En descendant les marches, il aperçut Brennan assise plus bas. Il s'assit à côté d'elle.

Booth : c'est pas gentil de me laisser tout seul Bones.

Elle resta immobile, fixant le soleil qui descendait lentement dans le ciel.

Booth : vous me faites la tête ?

Brennan : non, pas du tout.

Booth : alors qu'est-ce qu'il y a, vous êtes toute bizarre.

Brennan : la pression qui retombe je suppose.

Booth : ce serait pas à cause de ce que je vous ai dit tout à l'heure que...

Brennan, le coupant : vous vous en rappelez ?

Booth : c'est un peu flou, mais oui je me rappelle de ce que j'ai dit.

Ils restèrent silencieux.

Une larme perla sur la joue de Brennan. Trop de pression, trop d'événements dans cette seule journée. Booth était là, près d'elle, et il venait de lui dire qu'il se rappelait de tout. Elle était soulagée, certes, mais en même temps terriblement stressée à l'idée de devoir faire face à la vérité suivante. Etait-il oui ou non conscient de ce qu'il disait ? Oh non, c'était trop pour elle, si jamais...

Booth également ne savait pas tellement quoi dire. Lui habituellement si à l'aise dans les rapports humains restait sans voix. Lui dire ou se taire ? Quelle serait sa réaction ?

Sans réfléchir, il lâcha « je le pensais ». Brennan reçu comme un électrochoc. Elle se retourna lentement. Dans un murmure, elle lui dit « moi aussi ». Booth se risqua alors à passer son bras autour de son cou, et ils restèrent ainsi, l'un contre l'autre jusqu'à la disparition du soleil à l'horizon.

Bon peut-être que la fin est un peu décevante pour certains, mais je ne veux pas m'éloigner trop des personnages, je veux tenir compte du fait qu'ils ont longtemps attendu ça, ils ne veulent rien gâcher....La suite bientôt dans une nouvelle fic

# Posté le lundi 17 septembre 2007 05:34

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 16:36

Episode 2 / The Death Painter - Story - Partie 1

Brennan était en train d'étudier un cadavre très ancien, assistée de Zack, à une heure bien trop inappropriée pour un tel travail. Elle posa finalement la phalange qu'elle observait et retira son masque. L'anthropologue décida qu'il était l'heure de partir, aussi intéressant que soit cet indien. « Bonsoir Zack » dit elle en se dirigeant vers le parking. Trois jours s'étaient écoulés depuis l'affaire des serpents, et elle n'avait eu aucune nouvelle de Booth. Elle ne cessait de s'interroger, pourquoi n'appelait-il pas ? Est-ce qu'il avait décidé de ne plus faire équipe ? Brennan démarra puis chassa ces questions de son esprit. Elle rentra dans son appartement, vide, et alla directement se coucher. Temperance Brennan avait cependant perdu le sommeil. Les psychanalystes du FBI lui auraient sûrement assuré que cela était dû au traumatisme qu'elle avait vécu récemment...si elle s'était donnée la peine de les rencontrer.

Le lendemain matin, Brennan se leva encore plus abattue que la veille. Il était certain que ses rêves y étaient pour quelque chose. Elle ne cessait effectivement de se repasser le film de leur aventure dans la serre, ainsi que la déclaration de Booth, ce qui était de loin ce qui la troublait le plus. Elle partit alors sans déjeuner au Jeffersonian, toujours l'esprit ailleurs.

Lorsqu'elle arriva au parking, Brennan se sentit tout de suite plus énergique lorsqu'elle aperçut le 4x4 de Booth un peu plus loin. Et flanqué de 2 ou 3 autres grosses voitures de police. Elle pressa le pas et se dépêcha d'aller rejoindre Angela. « Bonjour Angela. Tu...saurais ce qu'il se passe ?

Angela : Salut chérie. Le FBI a débarqué en grande pompe il y a 15 minutes, et autant te dire que ça a l'air sérieux. On ne nous a encore rien dit.

Brennan : ok. Booth est là ? J'ai vu sa voiture au parking...

Angela : je ne l'ai pas vu, mais il ne doit pas être loin. »

Comme par hasard, Booth déboucha d'un long couloir en hurlant le nom de Bones. Instantanément, Brennan se demanda ce qu'elle devait faire. La donne était différente. Ils n'étaient plus de simples partenaires. Ou l'étaient-ils toujours ? Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps et alla s'enquérir des nouvelles du jour. « Bonjour Booth. Vous pouvez m'expliquer tout ce raffut ?

Booth : Allons dans votre bureau, il s'agit d'une affaire assez grave, et des fuites seraient dramatiques. »

Ils se dirigèrent rapidement vers son bureau, et s'installèrent confortablement l'un en face de l'autre sur les confortables canapés. Booth commença : « Voilà, vous connaissez le « tueur au pinceau » ?

Brennan, hésitante : je ne crois pas...

Booth : il y a 6 ans, un dingue appelé Gregor McCready a été arrêté pour 27 meurtres. Il reproduisait des scènes de peintures des grands maîtres, mais avec les squelettes de ses victimes. Il a été jugé et comme il a été attrapé au Texas, a écopé de la peine capitale. Il a été exécuté il y a 1 an et demi.

Brennan : euh d'accord...quel rapport avec l'affaire d'aujourd'hui ?

Booth : le rapport, Bones, c'est qu'on vient de trouver une scène de meurtre. Et qu'elle représente un tableau de Manet.

Brennan : ça doit être un imitateur.

Booth : tout le problème est là Bones. Il y avait une lettre qui nous était destinée sur les lieux, pleine d'une foule de détails que seules le tueur, le juge qui a prononcé la peine et quelques avocats connaissaient. Plus les gens chargés de l'affaire. La presse de l'époque râlait d'ailleurs face au manque d'infos qui filtrait, ce n'est donc pas une fuite. Et ça nous amène à 2 possibilités : où Gregor McCready n'est pas mort, et il va falloir trouver comment on peut échapper à une peine capitale ; où c'est un des chargés d'enquête de l'époque qui déraille, et ce n'est pas bon non plus...

Brennan : Bon, alors il faut qu'on vérifie quelque chose avant de continuer.

Booth : il est au cimetière d'Arlington, venez je vous emmène ».

Ils s'éloignèrent en direction du parking, allant chercher un mandat pour l'exhumation de Gregor McCready.

Bientôt la suite ! Vous avez aimé ? Vous voulez savoir si il y a quelqu'un au cimetière ? Si ce quelqu'un peut être Gregor McCready ? Attendez donc le Chapitre 2 !

# Posté le lundi 17 septembre 2007 06:27

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 16:36

Episode 2 / The Death Painter - Story - Partie 2

Dans la voiture, le silence régnait. Bones s'endormait à moitié, avachie contre la fenêtre passager, et Booth laissait son esprit divaguer. Plus mal à l'aise qu'il ne le laissait paraître, l'agent du FBI ne savait pas comment agir avec Brennan, pour la première fois en 2 ans. Son esprit se redirigea vers l'enquête en cours en arrivant aux abords du Cimetière National d'Arlington. Brennan se redressa alors sur son siège, quittant son demi-sommeil pour revenir à la réalité. Aussitôt sortis du véhicule, ils furent accueillis par un agent en combinaison spéciale. L'agent O'Malley leur fit part de l'avancée : "Bonjour agent Booth, Dr Brennan. On n'attendait plus que vous pour procéder à l'exhumation. Vous avez le mandat ?

Booth exhiba le document dûement tamponné par le Coroner quelques minutes plus tôt. L'agent O'Malley reprit :" Dans ce cas, allons-y. C'est là-bas, dans le carré de tombes grises."

Sur ce, Booth prit Brennan par la main. A cet instant elle sut que tout avait changé. Et en mieux. Booth la prennait toujours par la manche ou par le bras, mais plus maintenant. Ce contact avec sa main avait fait office de déclic, et il lui apparaissait clair maintenant que les interrogations qui la tenaillaient ces derniers jours n'avaient pas lieu d'être. Alors, elle lui tint fermement la main, prête à aller exhumer McCready.

Sur le lieux, le carré de tombes grises en question donnait la chair de poule. L'atmosphère lugubre fit que Brennan renforça la pression sur la main de Booth. Celui-ci esquissa un sourire, mais resta concentré. Une gigantesque pelleteuse retournait la terre d'une tombe anonyme marquée d'un numéro. Lorsque les "dents" buttèrent sur le cercueil, Brennan s'avança. Les fossoyeurs sortirent le coffre de bois vermoulu, et l'ouvrirent. Grand soulagement pour tous, le cerceuil n'était pas vide. Mais ce n'était pas pour autant rassurant au sujet de son identité. Il fallait que l'équipe du Jeffersonian l'identifie.

Plus tard au Jeffersonian, Brennan et Zack étudiaient le squelette d'Arlington. Sur 3 autres tables gisaient les squelettes des victimes du tueur, encore non identifiées. L'anthropologue se concentrait sur la main gauche du corps quand Booth se glissa silencieusement derrière Zack. Il écrivit alors un mot sur son calepin, et l'agita sans bruit derrière le jeune diplomé, qui ne le voyait pas. "Dîner ce soir, Le Petit Montmartre".

Brennan n'avait pas dit un seul mot de tout ça à quiconque, encore moins à Zack, et elle ne voulait pas que cela s'apprenne comme ça. Elle lui lança un regard significatif, qui suscita l'incompréhension de Zack : "Dr Brennan ? Vous avez quelque chose sur le nez ?

Brennan : C'est bon Zack. Puis elle recommença en voyant Booth agiter à nouveau son petit papier.

Zack : Ah, vous êtes là Booth.

Booth, stupéfait : Qu'est-ce qui m'a trahi ?

Zack : cela fait 5 minutes que j'essaye d'associer un visage au l'aftershave qui sent dans tout le labo. "

Brennan sourit, et Booth feignit une grimace. Il glissa le papier dans la poche de la blouse bleue de la jeune femme, et engagea la conversation, l'air de rien, sur l'identification du squelette.

"Alors, ça avance ?

Brennan : quelque chose cloche. Vous voyez, le dossier médical indique que McCready a perdu une phallange dans un réglement de compte en prison. Or rien ne manque dans ce squelette. Pas le moindre petit os de petit doigt.

Zack : mais le plus gênant est le résultat des analyses. D'après les dents, il s'agit bien de Gregor McCready.

Booth : je suppose que les os ne repoussent pas par miracle...donc

Brennan : ce n'est qu'à moitié Gregor McCready.

Booth : ce qui implique une 2nde personne dans le cercueil...

Brennan : et donc un vrai tueur qui a repris le flambeau...

# Posté le lundi 17 septembre 2007 06:27

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 16:36

Episode 2 / The Death Painter - Story - Partie 3

Chapitre 3 ^^

Il était 18h et Brennan s'affairait dans sa chambre. Des piles de vêtements jonchaient le sol, sans parler des monceaux de chaussures et des ribambelles de sacs à main. Finalement, la jeune femme apparut dans une robe-fourreau à bretelles en velours bordeaux. Elle enfila des talons hauts, les "Louis Vuitton" qu'Angela l'avait convaincue d'acheter. Quand quelqu'un sonna à la porte. Brennan n'attendait pas Booth avant au moins 3/4 d'h, qui cela pouvait-il être ? Dans le doute, elle saisit ses boucles d'oreilles pour ne pas perdre de temps et alla ouvrir, pour se trouver nez à nez avec...Angela. "Hey chérie tu sors ce soir ? Je venais t'emprunter ce collier égyptien pour une soirée costumée avec Hodgins...et t'y inviter aussi; mais je vois que tu as déjà des plans !
Brennan : euh, pas vraiment, en fait je dois aller dîner avec mon éditeur. C'est un resto très chic.
Angela : il doit être canon pour que tu te pomponne comme ça !
Brennan : on peut dire ça. Bon, je vais te chercher le collier, je vais bientôt y aller, je dois finir de me préparer.
Angela : d'accord. Prenant le collier, merci, et bonne soirée avec...ton éditeur sexy !
Brennan, refermant la porte : c'est ça. Bye Ange."

Elle s'empressa de ramasser les vêtements qui jonchaient le sol, puis choisit un sac à main. Il était alors 18h30 et il lui restait 30 minutes. 30 très longues minutes, dont elle ne savait que faire. Elle ne pouvait pas s'assoir sur le canapé de peur de froisser sa robe, ni rester debout, risquant des ampoules aux pieds avant même d'être sortie sur ces échasses. Indécise, elle alla chercher sa veste, un boléro assorti à sa robe, puis s'assit calmement dans la cuisine. Brennan observait les aiguilles de l'horloge. TIC TAC. Plus que 26 minutes. Stressée, elle revérifia, pour la 10ème fois au moins, le contenu de son sac à main. Portable, portefeuille, clés, rouge à lèvres. Parfait. Plus que 18 minutes. L'anthropologue ne tenait plus. Elle tressaillit quand la sonnette de la porte d'entrée retentit, avec 15 minutes d'avance. Saisissant son sac à main au passage, elle se dirigea en courant vers la porte, aussi vite que le lui permettaient ses hauts talons. Cette fois-ci, elle savait qui se trouvait derrière la porte. Et malgré tout, elle ressenti un soulagement en voyant Booth se tenir devant elle, des fleurs à la main. De son côté, le choc fut brutal. « Sa Bones », celle qu'il avait toujours vue en blouse bleue ou en tailleur, était époustouflante. Brennan parla la première : « qu'est ce qu'il y a Booth ?
Booth : je ne trouve pas de mots pour...wow Bones vous...vous êtes splendide !
Brennan, ravie que ses efforts n'aient pas été vains, le remercia en souriant : Merci. Vous n'êtes pas mal non plus. On... on ne devrait pas se tutoyer, depuis le temps ?
Booth : oh, si. C'est l'habitude je pense ! Alors, allons-y.

Ils se dirigèrent vers la voiture de Booth. Il lui ouvrit la portière, très gentleman, puis ils partirent.

Dans le restaurant, l'ambiance était agréable. Parlant de tout et de rien, les 2 partenaires passaient une très bonne soirée. Après le dîner, Booth raccompagna Brennan chez elle. Arrivés en haut de l'escalier, Temperance aperçut quelque chose sur son paillasson. Ils reconnurent un chien, mort, probablement sorti tout droit d'une étude de Renoir. Les 2 partenaires se regardèrent, intrigués et surtout inquiets. Brennan ouvrit la porte de son appartement pour être aux premières loges d'un grand massacre : Le Sacre de Napoléon, de David, présenté dans son salon. Elle manqua de s'effondrer quand Booth la rattrapa.

Quelques minutes plus tard, le FBI avait débarqué en grande pompe et cherchaient des indices. De son coté, Booth réconfortait Brennan, encore sous le choc. Elle ne cessait de se demander pourquoi le tueur avait fait son « ½uvre » chez elle.
« Ne t'inquiètes pas, on va l'avoir ce cinglé. Dit Booth Tu veux téléphoner à Angela ? Tu ne pourras pas dormir là ce soir...à moins que tu aimes tellement les os ... »
Brennan lui décocha un regard noir, à demi-amusé, malgré tout le sérieux que la scène impliquait. « Non, elle n'est pas chez elle. Elle devait aller à une fête avec Hodgins. Et je ne veux pas gâcher sa soirée. Je vais aller à mon bureau.
Booth : Allons Bones, vous n'allez pas aller au labo, et toute seule en plus ! C'est hors de question. Vous n'avez qu'à venir chez moi. »
Devant le regard dur de l'anthropologue, il se dépêcha de préciser « en tout bien tout honneur ! je prendrai le canapé ».

Chez Booth, Brennan était assise sur le canapé, en train de se demander comment une soirée si géniale avait pu tourner au cauchemar en l'espace de quelques secondes. Booth arriva dans la pièce avec un de ses vieux t-shirts à la main : « je t'ai préparé le lit. Et voilà de quoi te mettre sur le dos.
Brennan : merci. Je...je vais aller prendre une douche. »

Pendant ce temps, Booth s'installa sur le canapé, une bière à la main, zappant sur la chaîne info CNN pour voir quelles informations avaient filtré. Brennan revint alors de la salle de bain, vêtue du vieux t-shirt « FBI » de Booth et vint s'asseoir à côté de lui. « Rien de trop important ?
Booth : non. Ils ont fait du bon boulot sur ce coup. Tu veux voir un film, pour te changer les idées ?
Brennan : ok, qu'est-ce qu'il y a au programme ?
Booth, feuilletant le programme TV : tu as l'insigne honneur de pouvoir choisir entre Ghost, Pearl Harbor, Scooby-Doo et Le Village. Je ne crois pas que tu ai vu ni entendu parler de l'un d'eux mais bon...
Brennan : alors je suis très honorée de choisir Le Village, dit-elle en riant.
Booth : va pour le village. »

Ils s'installèrent bien l'un contre l'autre et commencèrent à regarder le film.
Le lendemain matin, ils étaient toujours allongés l'un contre l'autre sur le canapé. Booth se réveilla le premier. Amusé, il réveilla Brennan en faisant semblant de pester : « Ah c'est tout toi ! Je te laisse mon lit et tu trouves le moyen de squatter mon canapé ! » Elle se réveilla alors, tout sourire, avant d'apercevoir les informations du matin sur la télé restée allumée. Le présentateur semblait très informé : « Nous voicià l'instant devant l'immeuble de l'anthropologue et célèbre romancière Temperance Brennan, où le tueur au pinceau aurait choisi de réapparaître. Il semblerait que ce ne soit pas la première scène du tueur, et on ignore toujours pourquoi l'appartement du Dr Brennan a été choisi. »
Brennan : Et zut ! Ca va encore attirer des curieux au Jeffersonian.
Booth : bon, je vais me doucher, et on va régler ça vite fait. Un portable sonna alors. L'anthropologue décrocha, lançant son habituel « Brennan ».
« Brennan ? »
Booth lui fit de grands gestes : « c'est MON téléphone ». Elle répondit tout de même « euh..Salut Angela...
Angela : je le savais !! J'en étais sûre ! Toi, tu as des choses à me raconter dès que tu arrives, et pas moyen de te désister !
Brennan : écoute Ange, il ne s'est rien...
Angela, la coupant : à d'autres ! Bon, en fait j'appelais Booth à cause de ce que j'ai vu aux infos. Je n'arrivais pas à te joindre sur ton portable alors...Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Brennan : tout à l'heure ange. Je dois me préparer.
Angela : Te PREPARER ????? Et à part ça il ne s'est rien passé hein ?
Brennan : à plus tard. ». Elle raccrocha.
Booth l'observait, interrogateur : « Alors ?
Brennan : elle va m'obliger à avoir une conversation avec elle.
Booth : de toute manière, je pense que le Jeffersonian au grand complet est déjà au courant, si ce n'est tout Washington...

# Posté le lundi 24 septembre 2007 10:34

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 16:35