Chapitre 3
Brennan se retourna lentement afin de voir le serpent. Lentement, Booth la tira vers lui.
Booth : Bones, donnez moi votre sac.
Elle le lui tendit. Il fouilla un peu dedans et demanda où était son canif.
Brennan : comment savez-vous que j'ai un canif ?
Booth : vous pensiez que je ne vous avais pas vue tout à l'heure ? Quand je vous ai dit de rester en retrait vous avez sorti un canif.
Brennan : pourquoi vous n'utilisez pas votre arme ?
Booth : le chargeur est presque vide, et croyez moi il y a pire que les cobras. Alors, vous me donnez votre canif ?
Brennan sortit doucement le canif de sa poche arrière. Booth se saisit alors de la lame de la main gauche et prit le sac de la main droite. D'un habile coup de sac il avait assommé le serpent ; et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'avait transpercé avec le couteau.
Brennan : wow Booth ! Où avez-vous appris à faire ça ?
Booth : au moyen-orient. Maintenant, tâchons de trouver comment sortir d'ici.
Booth et Brennan marchaient côte à côte lentement afin de ne pas se faire trop remarquer d'éventuels autres serpents. Lorsque le feuillage d'une allée de bambous et autres plantes asiatiques devint trop épais, Booth pris la main de Brennan, afin de ne pas la perdre. Instinctivement, celle-ci la serra. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.
« Cette serre est immense » pensa-t-elle. Enfin, Booth s'arrêta sous une petite verrière. Il n'y avait pas d'arbres, pas de plantes. Elle semblait presque se détacher du reste de la serre. Brennan distingua une silhouette avachie sur le sol.
Brennan : Pst, Booth !
Booth : qu'est-ce qu'il y a Bones ?
Brennan : il y a quelqu'un par terre contre le mur. Je crois que c'est Michael Kent.
Booth avança prudemment. Il ne voulait pas avoir affaire à d'autres serpents, ni mettre Brennan en danger. Il se baissa et confirma l'identité du garçon. Il plaça sa main dans son cou.
Booth : son pouls est faible.
Brennan : depuis combien de temps peut-il être là ?
Booth : à en juger par son odeur et son look débraillé, je dirais plusieurs jours.
Il secoua le jeune homme pour le réveiller, mais rien n'y fit. Il se concentra alors sur une petite marque sur son bras : il avait une morsure de serpent.
Brennan : oh mon dieu !
Booth : pas le moment de plaisanter avec dieu Bones.
Brennan, vexée : je ne plaisante pas.
Ils adossèrent Michael contre le mur, et tentèrent à nouveau de le réveiller. C'était peine perdue.
Booth : on devrait vérifier son pouls à intervalles réguliers. Et si il ralentit, il faudra trouver quoi faire. Vous n'avez pas une idée ?
Brennan : vous savez je ne traite qu'avec des morts. Vous-même m'avez dit une fois qu'il valait mieux que je me tienne à l'écart des vivants.
Booth : je blagais Bones.
Ils s'assirent à leur tour contre le mur, côte à côte. L'atmosphère se rafraîchissait à vue d'½il. Booth observait Brennan attentivement. Celle-ci tentait de se détendre, de ne plus penser aux serpents. Elle frissonnait presque à l'idée de mourir dans cette serre, entourée de serpents, et peut-être tuée par ces mêmes serpents. Booth remarqua son apparente anxiété et tenta de la réconforter.
Booth : faut pas vous en faire Bones. Tenez, la dernière fois, on vous a trouvée alors que vous étiez enterrée vivante dans votre voiture dans une carrière. Là ils savent où nous sommes allés. Il n'y a pas de raison d'avoir peur. A part ces quelques serpents, c'est vrai, mais je peux leur régler leur compte assez facilement.
Brennan, peut-être trop fière pour se montrer faible, même devant son partenaire et ami, répondit fièrement : je n'ai pas peur, j'ai froid. Réponse stupide, pensa-t-elle, puisque Booth avait le champ libre pour toutes sortes de clichés typiques de son comportement de joli c½ur. Mais après tout, était-ce vraiment un problème ?
Comme elle s'y attendait, Booth retira sa veste et la lui mit sur les épaules.
Booth surprit un petit sourire entendu et la questionna.
Booth : qu'est-ce qui vous fait rire ?
Brennan : rien.
Booth : si, dites moi. On est coincé ici, vous pouvez me le dire, je ne vous lâcherai pas !
Brennan : d'accord, d'accord...je ris parce que ce que vous venez de faire est typique de vous
Booth : typique de moi ? Je suis prévisible vous voulez dire ?
Brennan : voyons, ne vous vexez pas. Mais secourir la demoiselle en détresse faite partie de vos schémas.
Booth : et c'est aussi typiquement vous de tout analyser, même de simples gestes affectifs.
La mine renfrognée, il se tourna un peu.
Brennan se remit à errer dans ses pensées. Pourquoi devait-elle toujours réagir comme une idiote de scientifique ? Quoi qu'être idiote et scientifique en même temps soit assez paradoxal. Zut, elle recommençait.
De son côté Booth aussi réfléchissait. Etait-il si prévisible ? Était-il si inapte à cacher ses sentiments que Brennan pouvait facilement deviner ce qu'il allait dire ou faire, ou même penser ?
Au labo, Angela et Hodgins sortaient débraillés d'un placard à balais.
Hodgins : on aura bientôt essayé toutes les pièces de l'institut.
Angela, malicieuse : oh il reste bien quelques bureaux vides à cette heure tardive...
Hodgins : tout à l'heure. Je meurs de faim, et le numéro de téléphone du traiteur chinois n'est qu'à 2 secondes de mes doigts.
Angela : je vais voir si Brennan est rentrée. Elle devait finir un chapitre après le boulot.
Quelques minutes plus tard.
Angela : elle n'est pas là. Peut-être en escapade avec Booth qui sait, ça lui ferait du bien !
Hodgins : ou en train de dormir. Elle avait l'air éreintée ce matin. Ce soir, traiteur pour deux alors.
Angela : dans le bureau du troisième...
Dans la serre.
Brennan se décida à parler.
Brennan : Booth ? Vous dormez ?
Booth, boudeur : non. Je surveille le coin. Je n'ai pas trop envie que vous vous fassiez bouffer.
Brennan : je suis désolée de vous avoir vexé.
Booth : vous m'avez pas vexé vous...laissez tomber. Je devrais avoir l'habitude.
Alors qu'elle allait répondre, Booth dégaina son arme et explosa un autre serpent.
Booth : ce truc vous crache dessus et vous mourrez dans la minute.
Brennan lui sourit, et il lui rendit son sourire.
Booth : essayez de dormir un peu Bones, il est maintenant évident que personne ne viendra avant demain matin. Je vais monter la garde.
Le lendemain matin, 7h30, au Jeffersonian, le Dr Saroyan était venue de bonne heure pour finir la paperasse commencée la veille. Le téléphone sonna.
Cam : Dr Saroyan.
Rebecca : Bonjour, est-ce que l'agent Booth est ici ?
Cam : non, je pense qu'il doit être...
Rebecca, le coupant : il devait passer prendre son fils ce matin et l'amener à la gare. Son téléphone ne répond pas, ni son portable. J'ai appelé son bureau et ils m'ont dit de téléphoner ici.
Cam : écoutez, je ne sais pas où il peut être, je vais chercher de mon côté, et je lui dirai que vous avez appelé. Au revoir.
Elle raccrocha en murmurant « Seeley, Seeley...dans quoi t'es-tu encore fourré ? »
Elle décrocha à nouveau le téléphone pour téléphoner chez Booth. Pas de réponse. Idem chez Temperance Brennan. « Tiens tiens, se dit-elle, ni l'un ni l'autre ne sont chez eux... ». Malgré tout, Camille se dit qu'elle allait attendre un peu.
De nouveau dans la serre.
Booth veillait, épuisé. Brennan, elle, dormait profondément, la tête contre l'épaule de Booth. Puis elle se réveilla en sursaut.
Booth : un cauchemar Bones ?
Brennan : je vous ai dit que ça n'arrêtait pas en ce moment.
Booth : je vois ça. Ah bah bravo, vous avez bavé sur ma chemise.
Brennan, un peu gênée, s'essuya le coin de la bouche. « Désolée Booth ».
Booth, malicieux : ma chemise préférée tapissée de bave d'anthropologue.
Brennan : au moins ça ira avec la tache de ketchup.
Booth : quelle tache de ketchup ?
Brennan : celle là, sur la poche. Vous mangez comme un cochon !
Booth : et vous vous ronflez !
Ils étaient maintenant morts de rire, se taquinant à qui mieux mieux. Après quelques autres plaisanteries, Brennan regarda sa montre : 8h45.
Booth : ne vous en faites pas Bones, ils vont venir.
Brennan : comment faites vous pour être si optimiste ?
Booth : parce que moi je viendrais même si vous n'aviez que 15 minutes de retard.
Aïe, se dit-il. Qu'est-ce que j'ai encore dit ?
Booth : enfin, euh, je veux dire c'est que Angela ou Hodgins ou n'importe qui du labo vont bien se rendre compte que vous n'êtes pas là. Le FBI sait où je suis, et ils savent que vous êtes avec moi, il n'y a pas de souci à se faire.
Ouf, il s'était bien rattrapé.
Brennan : vous vous inquiéteriez si j'avais 15 minutes de retard ?
Booth : Bones, je prenais un exemple....
Brennan, songeuse : oui, bien sûr.
Au labo, tout le monde commençait à se demander ce que faisait le Dr Brennan. Il n'était pas dans ses habitudes d'arriver en retard, et en plus l'agent Booth lui aussi était introuvable.
Dans la serre, le soleil commençait à pénétrer dans la pièce par la verrière. Brennan alla de nouveau contrôler le pouls du jeune homme, qui était toujours inconscient. Son état semblait stable. De retour auprès de Booth, elle trouva que ce dernier tremblait légèrement.
Brennan : Booth ? Ça va ?
Booth : oui, ça va très bien pourquoi ?
Brennan : votre jambe droite tremble. Faites moi voir.
Booth : laissez Bones, ça arrive quelques fois, un éclat de bombe il y a quelques années.
Brennan : laissez moi voir ! Vous n'avez pas l'air dans votre assiette, et vous transpirez...
Elle ne le laissa pas répondre et remonta son pantalon. Son regard, si plein d'entrain quelques minutes plus tôt, se mua en une expression d'inquiétude extrême.
Une large morsure était visible, et la plaie avait pris une mauvaise couleur bleuâtre.
Elle regarda Booth, qui comprit qu'il ne s'agissait probablement pas d'un simple réflexe nerveux.
Brennan se retourna lentement afin de voir le serpent. Lentement, Booth la tira vers lui.
Booth : Bones, donnez moi votre sac.
Elle le lui tendit. Il fouilla un peu dedans et demanda où était son canif.
Brennan : comment savez-vous que j'ai un canif ?
Booth : vous pensiez que je ne vous avais pas vue tout à l'heure ? Quand je vous ai dit de rester en retrait vous avez sorti un canif.
Brennan : pourquoi vous n'utilisez pas votre arme ?
Booth : le chargeur est presque vide, et croyez moi il y a pire que les cobras. Alors, vous me donnez votre canif ?
Brennan sortit doucement le canif de sa poche arrière. Booth se saisit alors de la lame de la main gauche et prit le sac de la main droite. D'un habile coup de sac il avait assommé le serpent ; et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'avait transpercé avec le couteau.
Brennan : wow Booth ! Où avez-vous appris à faire ça ?
Booth : au moyen-orient. Maintenant, tâchons de trouver comment sortir d'ici.
Booth et Brennan marchaient côte à côte lentement afin de ne pas se faire trop remarquer d'éventuels autres serpents. Lorsque le feuillage d'une allée de bambous et autres plantes asiatiques devint trop épais, Booth pris la main de Brennan, afin de ne pas la perdre. Instinctivement, celle-ci la serra. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.
« Cette serre est immense » pensa-t-elle. Enfin, Booth s'arrêta sous une petite verrière. Il n'y avait pas d'arbres, pas de plantes. Elle semblait presque se détacher du reste de la serre. Brennan distingua une silhouette avachie sur le sol.
Brennan : Pst, Booth !
Booth : qu'est-ce qu'il y a Bones ?
Brennan : il y a quelqu'un par terre contre le mur. Je crois que c'est Michael Kent.
Booth avança prudemment. Il ne voulait pas avoir affaire à d'autres serpents, ni mettre Brennan en danger. Il se baissa et confirma l'identité du garçon. Il plaça sa main dans son cou.
Booth : son pouls est faible.
Brennan : depuis combien de temps peut-il être là ?
Booth : à en juger par son odeur et son look débraillé, je dirais plusieurs jours.
Il secoua le jeune homme pour le réveiller, mais rien n'y fit. Il se concentra alors sur une petite marque sur son bras : il avait une morsure de serpent.
Brennan : oh mon dieu !
Booth : pas le moment de plaisanter avec dieu Bones.
Brennan, vexée : je ne plaisante pas.
Ils adossèrent Michael contre le mur, et tentèrent à nouveau de le réveiller. C'était peine perdue.
Booth : on devrait vérifier son pouls à intervalles réguliers. Et si il ralentit, il faudra trouver quoi faire. Vous n'avez pas une idée ?
Brennan : vous savez je ne traite qu'avec des morts. Vous-même m'avez dit une fois qu'il valait mieux que je me tienne à l'écart des vivants.
Booth : je blagais Bones.
Ils s'assirent à leur tour contre le mur, côte à côte. L'atmosphère se rafraîchissait à vue d'½il. Booth observait Brennan attentivement. Celle-ci tentait de se détendre, de ne plus penser aux serpents. Elle frissonnait presque à l'idée de mourir dans cette serre, entourée de serpents, et peut-être tuée par ces mêmes serpents. Booth remarqua son apparente anxiété et tenta de la réconforter.
Booth : faut pas vous en faire Bones. Tenez, la dernière fois, on vous a trouvée alors que vous étiez enterrée vivante dans votre voiture dans une carrière. Là ils savent où nous sommes allés. Il n'y a pas de raison d'avoir peur. A part ces quelques serpents, c'est vrai, mais je peux leur régler leur compte assez facilement.
Brennan, peut-être trop fière pour se montrer faible, même devant son partenaire et ami, répondit fièrement : je n'ai pas peur, j'ai froid. Réponse stupide, pensa-t-elle, puisque Booth avait le champ libre pour toutes sortes de clichés typiques de son comportement de joli c½ur. Mais après tout, était-ce vraiment un problème ?
Comme elle s'y attendait, Booth retira sa veste et la lui mit sur les épaules.
Booth surprit un petit sourire entendu et la questionna.
Booth : qu'est-ce qui vous fait rire ?
Brennan : rien.
Booth : si, dites moi. On est coincé ici, vous pouvez me le dire, je ne vous lâcherai pas !
Brennan : d'accord, d'accord...je ris parce que ce que vous venez de faire est typique de vous
Booth : typique de moi ? Je suis prévisible vous voulez dire ?
Brennan : voyons, ne vous vexez pas. Mais secourir la demoiselle en détresse faite partie de vos schémas.
Booth : et c'est aussi typiquement vous de tout analyser, même de simples gestes affectifs.
La mine renfrognée, il se tourna un peu.
Brennan se remit à errer dans ses pensées. Pourquoi devait-elle toujours réagir comme une idiote de scientifique ? Quoi qu'être idiote et scientifique en même temps soit assez paradoxal. Zut, elle recommençait.
De son côté Booth aussi réfléchissait. Etait-il si prévisible ? Était-il si inapte à cacher ses sentiments que Brennan pouvait facilement deviner ce qu'il allait dire ou faire, ou même penser ?
Au labo, Angela et Hodgins sortaient débraillés d'un placard à balais.
Hodgins : on aura bientôt essayé toutes les pièces de l'institut.
Angela, malicieuse : oh il reste bien quelques bureaux vides à cette heure tardive...
Hodgins : tout à l'heure. Je meurs de faim, et le numéro de téléphone du traiteur chinois n'est qu'à 2 secondes de mes doigts.
Angela : je vais voir si Brennan est rentrée. Elle devait finir un chapitre après le boulot.
Quelques minutes plus tard.
Angela : elle n'est pas là. Peut-être en escapade avec Booth qui sait, ça lui ferait du bien !
Hodgins : ou en train de dormir. Elle avait l'air éreintée ce matin. Ce soir, traiteur pour deux alors.
Angela : dans le bureau du troisième...
Dans la serre.
Brennan se décida à parler.
Brennan : Booth ? Vous dormez ?
Booth, boudeur : non. Je surveille le coin. Je n'ai pas trop envie que vous vous fassiez bouffer.
Brennan : je suis désolée de vous avoir vexé.
Booth : vous m'avez pas vexé vous...laissez tomber. Je devrais avoir l'habitude.
Alors qu'elle allait répondre, Booth dégaina son arme et explosa un autre serpent.
Booth : ce truc vous crache dessus et vous mourrez dans la minute.
Brennan lui sourit, et il lui rendit son sourire.
Booth : essayez de dormir un peu Bones, il est maintenant évident que personne ne viendra avant demain matin. Je vais monter la garde.
Le lendemain matin, 7h30, au Jeffersonian, le Dr Saroyan était venue de bonne heure pour finir la paperasse commencée la veille. Le téléphone sonna.
Cam : Dr Saroyan.
Rebecca : Bonjour, est-ce que l'agent Booth est ici ?
Cam : non, je pense qu'il doit être...
Rebecca, le coupant : il devait passer prendre son fils ce matin et l'amener à la gare. Son téléphone ne répond pas, ni son portable. J'ai appelé son bureau et ils m'ont dit de téléphoner ici.
Cam : écoutez, je ne sais pas où il peut être, je vais chercher de mon côté, et je lui dirai que vous avez appelé. Au revoir.
Elle raccrocha en murmurant « Seeley, Seeley...dans quoi t'es-tu encore fourré ? »
Elle décrocha à nouveau le téléphone pour téléphoner chez Booth. Pas de réponse. Idem chez Temperance Brennan. « Tiens tiens, se dit-elle, ni l'un ni l'autre ne sont chez eux... ». Malgré tout, Camille se dit qu'elle allait attendre un peu.
De nouveau dans la serre.
Booth veillait, épuisé. Brennan, elle, dormait profondément, la tête contre l'épaule de Booth. Puis elle se réveilla en sursaut.
Booth : un cauchemar Bones ?
Brennan : je vous ai dit que ça n'arrêtait pas en ce moment.
Booth : je vois ça. Ah bah bravo, vous avez bavé sur ma chemise.
Brennan, un peu gênée, s'essuya le coin de la bouche. « Désolée Booth ».
Booth, malicieux : ma chemise préférée tapissée de bave d'anthropologue.
Brennan : au moins ça ira avec la tache de ketchup.
Booth : quelle tache de ketchup ?
Brennan : celle là, sur la poche. Vous mangez comme un cochon !
Booth : et vous vous ronflez !
Ils étaient maintenant morts de rire, se taquinant à qui mieux mieux. Après quelques autres plaisanteries, Brennan regarda sa montre : 8h45.
Booth : ne vous en faites pas Bones, ils vont venir.
Brennan : comment faites vous pour être si optimiste ?
Booth : parce que moi je viendrais même si vous n'aviez que 15 minutes de retard.
Aïe, se dit-il. Qu'est-ce que j'ai encore dit ?
Booth : enfin, euh, je veux dire c'est que Angela ou Hodgins ou n'importe qui du labo vont bien se rendre compte que vous n'êtes pas là. Le FBI sait où je suis, et ils savent que vous êtes avec moi, il n'y a pas de souci à se faire.
Ouf, il s'était bien rattrapé.
Brennan : vous vous inquiéteriez si j'avais 15 minutes de retard ?
Booth : Bones, je prenais un exemple....
Brennan, songeuse : oui, bien sûr.
Au labo, tout le monde commençait à se demander ce que faisait le Dr Brennan. Il n'était pas dans ses habitudes d'arriver en retard, et en plus l'agent Booth lui aussi était introuvable.
Dans la serre, le soleil commençait à pénétrer dans la pièce par la verrière. Brennan alla de nouveau contrôler le pouls du jeune homme, qui était toujours inconscient. Son état semblait stable. De retour auprès de Booth, elle trouva que ce dernier tremblait légèrement.
Brennan : Booth ? Ça va ?
Booth : oui, ça va très bien pourquoi ?
Brennan : votre jambe droite tremble. Faites moi voir.
Booth : laissez Bones, ça arrive quelques fois, un éclat de bombe il y a quelques années.
Brennan : laissez moi voir ! Vous n'avez pas l'air dans votre assiette, et vous transpirez...
Elle ne le laissa pas répondre et remonta son pantalon. Son regard, si plein d'entrain quelques minutes plus tôt, se mua en une expression d'inquiétude extrême.
Une large morsure était visible, et la plaie avait pris une mauvaise couleur bleuâtre.
Elle regarda Booth, qui comprit qu'il ne s'agissait probablement pas d'un simple réflexe nerveux.